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    Joyeux anniversaire J.J. Abrams !

    Aujourd'hui, J.J. Abrams a 50 ans. L'occasion de lui écrire une belle lettre d'anniversaire et de faire un peu le bilan !

    Disney Spain

    Paris le 27 juin 2016

    Cher J.J.,

    Je commence par te souhaiter un très joyeux anniversaire. Un demi-siècle, ce n’est pas rien, ça se fête. J’imagine sans mal que tu vas arroser ça comme il se doit. Est-ce que ce sera une grosse fête avec le tout Hollywood dans ton manoir de Los Angeles ? Ou plutôt une petite soirée en famille avec ta femme, tes trois enfants et quelques amis proches ?

    Cinquante ans, c’est aussi l’heure du bilan, alors je voudrais quand même qu’on fasse le point ensemble.

    Cinquante ans, toutes tes dents (pure spéculation) et un parcours plus qu’honorable, initié à la télévision, qui t’a fait connaître et t’a ouvert la voie du succès. Il y a eu Felicity, dès la fin des années 90, puis Alias, Lost… S’il y a une chose à souligner à ce sujet, c’est que tu as quand même créé de sacrées héroïnes pour la télé, avec en tête de gondole, sans que cela ne souffre aucun débat, Sydney Bristow, que Jennifer Garner a incarnée pendant les 5 saisons d’Alias. Avec Lost, on peut dire que même si tu as lâché les rênes après le tournage du pilote, tu as lancé un véritable phénomène en matière d'écriture et d'innovation, qui a contribué à étendre le nouvel âge d’or des séries TV au network ABC – au-delà de la toute puissante chaîne câblée HBO. 

    ABC

    Cinquante ans, toutes tes dents et cinq films. Un film d’action, quatre de SF. Le genre, ça te plait, ça te connaît. Et ça te définit aussi, en tant que scénariste, producteur, showrunner et cinéaste. De la télévision au cinéma. D’ailleurs, chapeau, car je sais qu’il n’est pas toujours facile de passer du petit au grand écran et je pense qu’on peut admettre ceci : tu t’en es plutôt bien sorti. C’est ce que tu voulais faire depuis le début, du cinéma. Depuis que tu as eu entre tes mains la caméra Super 8 offerte par ton grand-père, dès tes plus jeunes années. 

    Paramount Pictures France

    Le maître, c’est Spielberg, incontestablement. Et ça t’inspire, ça te tient, à tel point qu’il m’arrive de me demander si tu pourrais tout à fait t’affranchir de l’influence du meilleur d’entre tous. Sans Steven Spielberg, pas de J.J. Abrams. En même temps, cette considération est d’une grande vanité, si l’on part du principe que sans Fritz Lang, pas d’Alfred Hitchcock et sans Hitchcock pas de Polanski ou de De Palma. Mieux, sans Hitchcock, pas de Spielberg et sans Spielberg, pas de J.J. Abrams. La boucle est bouclée. Le cinéma est avant tout et surtout affaire de filiation. Un jour, il faudra que tu me racontes dans les moindres détails ce que ça fait, quand on a vingt ans, de rencontrer son idole absolue. 

    United International Pictures (UIP)

    Merci pour Super 8. Comme De Palma avec Body Double (avec l’essentiel de sa filmographie, pour être exact) fait un film sur le cinéma d’Hitchcock qui l’obsède, tu fais avec Super 8 un film sur le cinéma de Spielberg qui t’obsède, et plus amplement sur le cinéma SF des années 70-80. Bien sûr que ça nous émeut, parce que c’est sincère.

    Et Star Wars ? Ton SW, J.J., est un film sur Star Wars. Même, c’est un film sur ô combien tu aimes Star Wars. De Star Trek, tu n’étais pas un énorme fan et la distance, ça rend toujours les choses plus faciles. En cela, tu n’es peut-être pas parvenu à faire avec l’Episode VII ce que tu avais réussi avec Star Trek : t’affranchir de la figure d’autorité. Qu’importe, tu as donné du plaisir aux millions de fans de l’univers de Lucas et à des millions d’autres spectateurs. Alors il semble que tu n’as pas déçu. En refaisant ton Retour du Jedi avec un amour sans borne (Le Réveil de la Force transpire l’amour par tous les pores), tu as touché en plein cœur : « It’s true. All of it. » (« C’est vrai. Tout est vrai. ») Ici, Han Solo n’incarne rien d’autre que ta propre voix. 

    2015 Lucasfilm Ltd. & TM. All Right Reserved.

    Assez parlé, tu as certainement mieux à faire que me lire, tu as un anniversaire à célébrer. Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite. Continue à écrire, continue à produire et à promouvoir le cinéma de genre. Continue à développer des projets pour la télé, qui est un lieu de création privilégié aujourd’hui. Et puis, même si c’est à la manière de, continue à nous faire rêver. Finalement, c’est probablement ça, ton cinéma, J.J. Mais n’oublie pas que cinquante ans, c’est le bel âge pour s’émanciper de la figure du père.

    Cinquante bises,

    AlloCiné

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