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    A la folie : un film inspiré de l'histoire familiale de la réalisatrice de Suprêmes
    Laëtitia Forhan
    Laëtitia Forhan
    -Chef de rubrique cinéma
    Fan de cinéma fantastique, de thrillers, et d’animation, elle rejoint la rédaction d’AlloCiné en 2007. Elle navigue depuis entre écriture d'articles, rencontres passionnantes et couvertures de festivals.

    A la folie, le drame d' Audrey Estrougo sort ce mercredi dans nos salles obscures. Ce film en grande partie autobiographique est emmené par Virginie Van Robby, Lucie Debay et Anne Coesens.

    Quelques mois à peine après Suprêmes, son film sur les débuts du groupe NTM, la réalisatrice Audrey Estrougo revient avec A la folie, un drame touchant porté par Virginie Van Robby, Lucie Debay, Anne Coesens, François CretonBenjamin Siksou et Théo Christine que la cinéaste retrouve donc après Suprêmes.

    Dans le film, Emmanuelle vient passer quelques jours dans la maison de son enfance à l'occasion de l'anniversaire de sa mère. Elle y retrouve temps passé et souvenirs qui règnent dans les lieux, mais aussi sa sœur aînée dont l’instabilité psychologique a trop souvent affecté les relations familiales. Personne ne se doute que cette fête de famille va rapidement prendre une tournure inattendue…

    À La Folie
    À La Folie
    Sortie : 6 avril 2022 | 1h 22min
    De Audrey Estrougo
    Avec Virginie Van Robby, Lucie Debay, Anne Coesens
    Presse
    3,0
    Spectateurs
    3,0
    Voir sur Universciné

    Ecrit et tourné en un mois, le long-métrage a des résonances autobiographiques puisqu'il s’inspire de l'histoire familiale de Audrey Estrougo, même si c'est un petit frère malade (et non une soeur comme dans le film) qu'elle a.

    La réalisatrice explique dans le dossier de presse du film : "J'ai essayé de prendre du recul en pensant que si je m’attachais à la trajectoire de deux sœurs, ce serait plus simple pour en parler – avec davantage de pudeur et de respect vis-à-vis de mon frère.

    Ensuite, je voulais garder l’idée de raconter une histoire et d’introduire une part de fiction : avec les artifices de la narration, je tenais à m’éloigner de la dimension autobiographique stricto sensu."

    Audrey Estrougo s'est beaucoup interrogée sur la manière de parler de cette maladie à un public qui n'y connait rien sans tomber dans la parodie ou le pathos. Elle explique : "Je me suis demandé comment rendre cette maladie plausible pour un spectateur qui n’a pas les clés psychologiques et comportementales. Je voulais entrer dans ce quotidien-là avec cette donnée-là.

    On est aussi spectateur de la maladie à travers le personnage d'Emmanuelle : Nathalie est un électron libre qu’on ne sait pas comment appréhender. C’était voulu. J’ai beau connaître mon frère par cœur, je ne sais jamais comment il va réagir : à un moment donné il va bien, et en un quart de seconde, comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, il peut vriller et donner à voir sa face obscure.

    A la folie sort ce mercredi dans nos salles.

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